EPISODE 3 : 3 JOURS SUR L’ÎLE OLKHON, AU LARGE DU LAC BAÏKAL

 

Après 5 heures de matriochka au départ d’Irkoutsk, un passage dans un petit routier local, nous voilà arrivé à Khoujir, capital de cette petite île, située au Sud-Ouest du lac Baïkal. Petite île longue de 71 km et d’une largeur atteignant jusqu’à 12 km

Les premières minutes de ce séjour sont assez glaciales… Le soleil n’est pas au rendez-vous ni d’ailleurs  la joie de vivre à la réception de notre auberge ; le vent est glacial et le village semble endormi ; bon on va arrêter de se plaindre, on est en Sibérie !

Dehors à quelques mètres de notre hôtel se dresse la Cap Burkhan. Le lac est recouvert de glace. Et pour des Normands, voir ces amas de glace à la dérive est déjà la grosse attraction pour nous. Le moral est revenu !

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L’arrière cour de notre auberge…

Les trois autres jours de visite de cette île sont magiques. Est-ce la glace qui rend le décor si particulier pour nous ? Est-ce le soleil qui est revenu ? Est-ce bizarrement notre auberge qui s’est animée au fil des heures ?

Toujours est-il, nous entamons une première randonnée en longeant les bords du lac, vers le Nord, jusqu’au prochain village de Kharantsy. Les vues sont photogéniques à souhait. Cette sensation de chaleur, en longeant une plage de sable fin (on se croirait à Arcachon…), dont les rives sont gelées d’une épaisse couche de glace, me parait un peu irréelle. Néanmoins, l’eau et la nourriture nous font défaut. Un peu trop sereins, en manque d’expérience, nous pensions que le village de Kharantsy, aurait pu nous rassasier. Nous rentrons par le chemin le plus court et écourtons un peu le programme.

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Première randonnée au bord du lac Baïkal

Le lendemain s’est parti pour une excursion autour de l’île en van. Enfin, une sorte de « Renault Trafic sibérien ». Nous rencontrons alors une bande de jeunes (et oui ils étaient bien plus jeunes…) venue de Hong-Kong. Plus le temps passe plus la route est cabossée. Un tank aurait sans doute été plus approprié. Mais notre van tient admirablement le choc. Nous nous agrippons à notre siège (le chauffeur nous ayant ordonné de ne pas mettre nos ceintures) toute la journée, mais le spectacle en vaut vraiment la peine. Une petite dizaine d’arrêts sur les principaux spots de l’île nous permet de voir des paysages très différents tout au long de la journée. Plages de sable fins, falaises abruptes, caps, tout cela s’enchaîne sous le soleil.

Après une visite du Cap Khoboy, vers 14h00, notre chauffeur nous cuisine une soupe de poisson dans le coffre du van. Les caisses en plastique que je croyais être la boite à outils du chauffeur s’avèrent bien être nos glaciaires pour notre dîner. Les têtes de « omos » flottent au-dessus de la soupe mais tout se passe bien ! Le poisson bouilli, ce n’est pas un problème ! Nos colocataires de la journée, nous apprennent quelques mots en Cantonnais (que j’oublie dans la minute) et nous en faisons autant (ils retiennent bien mieux).

 

Je me dis même que tous ces paysages aussi différents les uns que les autres en l’espace de quelques heures, est-ce peut-être de trop d’un coup… Quel gougeât !

Au dernier arrêt, un petit hameau de quatre maisons à 3 heures de Khoujir, lui-même bourgade de 1350 âmes et à 5h00 d’Irkoutsk, Elise croit voir les caméras de TF1 en tournage dans une habitation. Quelques minutes plus tard nous voilà en train d’échanger avec la voix du journal de 13h. Coupe du Monde oblige, nos télés épluchent les recoins la Russie en ce moment. Le retour nous achève les dernières vertèbres qui restaient à leur place. Moi qui aime classer les paysages, je ne sais même pas dire lequel était le plus beau…

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Notre excursion en van tout terrain !

Le lendemain, dernier jour sur l’île, on se dit qu’il nous faut nous reposer un peu. Une balade dominicale, avant le Transsibérien, serait une bonne idée. Toutefois, les paysages étant si aguicheurs sur cette île, nous parcourons près de 15 km, jusque sur les hauteurs de Khoujir. Après une longue traversée dans la forêt nous attend une longue marche dans une vallée, où nous passons à travers plusieurs troupeaux de vaches, un peu gringalets, qui se moquent de notre passage (bien qu’Elise m’ait dit de prendre un bâton dans ma main au cas où – vieille technique bretonne). La balade se poursuit par un superbe point de vue sur les hauteurs de Khoujir.

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Fin de cette randonnée dominicale sur les hauteurs de Khoujir

Cette étape s’achève bientôt, avec un dernier couché de soleil sur le Cap Burkhan, comme il en est la tradition le soir pour tous les résidents de l’auberge Nikita. Le lendemain, direction Irkoutsk pour prendre le Transsibérien. Une dernière halte au marché centrale afin de faire le plein de courses. Le premier tronçon, jusqu’à Tchita durera 20h…

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Fin de journée à Khoujir – Cap Burkhan

FD

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