EPISODE 1 : QUATRE JOURS A HARBIN POUR S’IMMERGER DANS CE NOUVEAU PAYS !!

Harbin sera la première étape de notre périple en Chine. On ne va pas vous la cacher, mais la Chine n’était pas notre pays de prédilection avant de partir faire ce Tour du Monde. Mais, on s’est dit qu’il fallait aussi sortir de nos envies primaires. Quand, on lit les guides de voyage, on nous décrit un séjour en Chine plus comme une aventure que des vacances. Bon, cela tombe bien, on est venu pour cela…

Pour ce deuxième pays, nous sommes surpris à notre arrivée par ses hordes d’immeubles de 40 étages, et plus si affinité, en cours de constructions dans chaque rue (ces chapelets d’immeubles très standardisés, un peu angoissants parfois, ne nous quitterons pas d’ailleurs dans tout le nord de la Chine),…

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Harbin au coucher du soleil…

Nous trouvons très rapidement la rue principale du centre-ville, et notre auberge de jeunesse avec beaucoup plus de mal. Aucun affichage, nous trouvons l’auberge au 5ème étage d’un immeuble du centre. Cette dernière est remplie de jeunes gens en pyjama, restés dans le noir toute la journée à manger des nouilles (dont on fera bientôt une overdose…) et à regarder des films. Cela durera quatre jours (enfin en ce qui nous concerne). On avait bien envie de les lever de leur lit (oui, je prends un coup de vieux en écrivant cela) pour emmener tout ce petit monde à la douche et pour qu’on puisse enfin profiter des parties communes. Mais bon, Harbin nous réservait de nombreux atouts qu’il nous fallait découvrir

Harbin est une ville peu touristique, sauf en hiver puisqu’elle accueille le festival de la neige et de la glace, que nous ne verrons pas bien entendu.

Très vite, nous nous sentons complètement dépaysés. Aucuns occidentaux à l’horizon, nous ne passons pas inaperçu et on nous dévisage tous les deux mètres. C’est un ressenti particulier d’avoir l’impression d’avoir un gros bouton sur le nez, lorsque des centaines de gens se retournent sur votre passage, vous prennent en photo en « fourbe », vous filme, voire vous demande gentiment un selfie… Les enfants semblent amusés  et demandent à leurs parents la raison de la présence de ces deux vagabonds non identifiés. Cela peut paraître amusant au début mais au fil du temps, cela est un vrai choc culturel que de se déplacer sans attirer l’attention du moindre passant.

Notre premier restaurant est un véritable échec, mais j’en garderai un bon souvenir. Assez confiant, mais naïf, sur mes connaissances sur la cuisine chinoise, nous nous rendons très vite compte que le restaurant « chinois » à la française est une pure invention pour ne pas trop déstabiliser nos palais. Notre premier plat arrive, un énorme bol d’huile, dans lequel baigne des piments et un poulet immangeable pour nous, pas fans des plats anesthésiants. Derrière nous, nous entendons les premiers raclements de bouche, qui ne nous quitterons jamais en Chine (on arrive même à les oublier à un moment donné, ou alors il nous est arrivé de noter les meilleures performances de nos voisins de train). Attention, les Chinois ne crachent pas sur vos chaussures, mais dans les poubelles, ou les petits mouchoirs en papier qu’ils entassent à côté d’eux dans le train (dans certains trains, nous avons la chance d’avoir notre propre crachoir, sorte de plat en aluminium).

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La cathédrale Sainte-Sophie d’Harbin

Et Harbin, dans tout ça… Et bien, c’est un peu les Chinois d’Harbin qui nous passionnent pour le moment. Il n’y a pas vraiment de grandes attractions dans cette ville. Mais les buildings vertigineux sont photogéniques. L’église Sainte-Sophie, qui nous rappelle que la Russie n’est pas très loin, est splendide (bon, les haut-parleurs accrochés au clocher qui passent le best-of assourdissant de Britney Spears, ce n’était pas une obligation selon nous…).

Nous visitons aussi l’ancienne synagogue d’Harbin car la ville a abrité une importante communauté juive le siècle dernier. Il n’y plus de juifs aujourd’hui à Harbin mais la synagogue a été transformée en salle de concert et a gardé son charme.

La rue piétonne principale, de plusieurs kilomètres de long, animée toute la semaine est une attraction en soit. On devient adepte des glaces à la vanille vendues par centaines chaque soir – une spécialité locale apparemment. Le dernier jour, nous prenons le téléphérique pour prendre de la hauteur et observer la ville. Après, s’être détacher d’un Chinois très collant (on ne sait toujours pas, ce qu’il voulait…, mais très malsain, le jeune homme), nous prenons le téléphérique, qui surplombe le fleuve. De là, nous mitraillons de beaux clichés, du couché de soleil sur la ville.

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On met en place le retardateur 🙂

Tous les soirs, plusieurs chorales chantent des chants patriotiques, populaires, le long du fleuve Songhua… L’ambiance est bon enfant et ces chants sont envoûtants, émouvants, impressionnants…

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Tous les soirs, dans les rues d’Harbin, les chorals sont à l’honneur !

Côté bouffe, on n’a pas trop trouvé notre bonheur… Mais ça, ça mérite bien un article à part…

C’est vrai qu’Harbin n’est pas une ville touristique et il n’y a pas vraiment de grandes attractions ou autre paysage sensationnel à observer, surtout en dehors de la période hivernale. Néanmoins, elle nous a permis de vivre la Chine du quotidien, de ne pas se sentir noyer par un tourisme de masse qui nous gênera quelques peu dans quelques-unes de nos escales chinoises. Alors pour une immersion totale, nous vous conseillons cette halte, surtout si vous faites un périple jusqu’à Vladivostok en Transsibérien, (car la Mandchourie, ce n’est pas la porte à côté) !

FD

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