EPISODE 3 : LES 5 JOURS DE PÉKIN…

Après quelques jours en Mandchourie, notre baptême de TGV chinois et ma rencontre avec un distributeur de papier toilette à reconnaissance faciale à la gare d’Harbin, nous voici à Pékin. Arrivés par l’une des nombreuses gares ferroviaires, nous sommes directement plongés dans le flot du métro pékinois.

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Pour traverser la Chine, le TGV est une sacrée invention…

On se rend vite compte d’un détail qui va nous être pesant pendant tout notre séjour en Chine : le contrôle au rayon X des sacs à chaque entrée dans le métro ce qui, avec nos gros sacs à dos et le flot incessant de pékinois, est particulièrement pénible. D’autant que le contrôle semble symbolique, puisque les adolescents, chargés de cette tâche, regardent à peine leur écran.

Heureusement, le métro n’est pas si bondé que ça et tout est écrit en anglais. On arrive donc sans difficulté à notre hôtel situé, en plein cœur des Hutongs, un quartier historique.

Ici les ruelles sont étroites, les maisons ont été construites sans ordre apparent ce qui donne un charme indéniable à ce quartier. Les gens semblent vivre dehors et pendant notre séjour, nous ne nous priverons pas de les observer (après toutes les photos que les Chinois ont fait de nous à Harbin, on ne va pas se priver…) .

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Notre quartier pour la semaine…

Si le quartier a du charme, il faut par contre sans cesse laisser la place aux innombrables scooters qui nous doublent et se faire à certaines odeurs de viande en train de macérer dans les petites épiceries du quartier. Concernant les deux roues, un détail nous étonne, ils sont tous électriques. Ce qui n’empêche pas à l’air d’être bien pollué, on vous rassure…

Nous arrivons à Pékin un samedi soir et partons, aussitôt installés, manger au bord du  lac Houhai qui borde les Hutongs.  L’ambiance est festive, on croise des tuk-tuk en pagaille et des Chinois partout qui profitent de la soirée.

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Les abords du lac Houhai, notre quartier préféré à Pékin !

Et pour fêter notre arrivée à Pékin, ce sera burger et frites de patates douces dans un restaurant Vietnamo-Canadien. Et oui, quatre jours en Chine et on a déjà besoin d’évasion culinaire… ça promet…

Le lendemain, c’est l’heure d’entamer les visites. Pékin est une ville regorgeant de choses à voir et nous n’avons que 3 jours, les deux dernières journées seront consacrées à la Grande Muraille.  On est motivé et tous les matins, on se lève tôt. Mais chaque fois que nous sortons de l’hôtel, la chaleur nous assomme d’emblée. Au bout de 200 m, nous nous plaignons déjà de la météo (et oui, le Normand et la Bretonne n’aiment pas les grosses chaleurs…).

Malgré la canicule, 42° (en plein soleil, je ne sais pas… sans doute de quoi faire une omelette sur un banc…), nous marcherons beaucoup, beaucoup, pendant ces trois jours. D’autant que nous avons mis un certain temps à comprendre la logique chinoise en matière de tourisme. C’est ainsi que nous nous sommes repris à 3 fois pour visiter le mausolée de Mao Tsé Tung que nous n’arriverons jamais à atteindre : fermé les deux premiers jours, le troisième, une fois les nombreux contrôles passés, on devait aller faire la queue (pour la 3ème fois), sous le cagnard, pour déposer nos sacs à la consigne située à 100 mètres : on a renoncé (Mao, on a déjà vu ton pote Lénine…, on se passera bien de t’observer dans ton aquarium…).

La place Tian’anmen ne fut pas non plus une mince affaire. Les Chinois la surveillant comme du lait sur le feu (on s’en doutait un peu). Il faut faire la queue là aussi, souvent au soleil, pour passer des contrôles musclés de sacs et d’identité. La place est immense. L’absence d’ombre a écourté nos passages, mais nous avons eu le temps de contempler le portrait de ce bon vieux Mao et de constater la présence de très nombreux groupes de touristes chinois.

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Vous les sentez les 42 °C  ?

Evidemment, nous avions prévu de visiter la Cité Interdite, ce passage nous semblait obligé. Ce fut la pire visite de ma vie !

Là encore,  nous n’avons pas pu rentrer du premier coup. Sachez-le la Cité est fermée le lundi (ou alors on n’a pas eu de chance), contrairement à ce que nous avions vu sur le site. Pour y accéder, nous sommes passés par la place Tian’anmen, on venait de renoncer au Mausolée de Mao.

Il y avait foule évidemment et nous avons du passer par un tunnel pour sortir de la place. Pendant la  traversée, emportée par le flot d’inconnus, des images de troupeaux de bétail m’ont traversé l’esprit. La foule était tellement dense que j’ai perdu François de vue. Une vraie scène de film.

Après cette traversée éprouvante, nous arrivons au abord de la fameuse Cité millénaire. La foule est toujours là évidemment. Et quand nous entrons finalement, elle est tout aussi dense. Heureusement l’endroit est vaste et monumentale. En passant sur les côtés on arrive à avoir un peu d’espace.

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La Cité Interdite…

Seulement, très vite, quelque chose nous interpelle. Il n’est pas possible d’entrer dans les bâtiments. Quelques vitrines ont été installées il y a bien longtemps et elles ne semblent pas avoir été nettoyées depuis des lustres. Du coup, les très nombreux visiteurs qui s’agglutinent devant on bien du mal à voir le mobilier exposé. En revanche, les très, trop, nombreux magasins de souvenirs et de nourriture sont, eux, impeccables.

Au bout d’une demi-heure de visite, déjà fatigués du monde, on s’est dit qu’on s’était trompé de chemin et qu’on avait raté toute la partie intéressante, hélas nous ne la trouverons jamais et ressortirons déçus de cette visite. François s’interroge toujours sur le classement UNESCO de ce site… Alors, étions nous fatigués par la chaleur ? Sommes nous venus le mauvais jours ? Ou tout simplement le site a-t-il perdu son âme au profit du tourisme de masse ? Il y a peut-être un peu des trois…

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#jenesuispascontentedemavisite

Le principal quartier de Hutongs et la grande rue piétonne (et très touristique) Quianmen ne semblent pas non plus avoir eu le droit de conserver leur authenticité. Tout a été purement et simplement rasé et remplacé par du simili-neuf. Le tout donnant une impression dérangeante d’être dans un parc d’attraction et non pas dans une ville millénaire.

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La rue Quianmen…

Heureusement, à Pékin, il reste des endroits qui n’ont pas été pris en main par les autorités/investisseurs. Derrières de hautes palissades se cachent des parcs sublimes et notamment le lac Beihai. Il faut payer bien sûr pour y accéder mais une fois à l’intérieur, plus de bruits de voiture, moins de pollution, moins de foule et surtout des Chinois se promenant, en plein étirements ou lisant au bord de l’eau (on a même eu l’impression d’être dans une autre dimension un instant, tellement le changement d’ambiance était flagrant, rien qu’en passant le portique de ce parc gigantesque, où le lac ressemble à une mer intérieure en plein cœur de la ville…). Cette fois, on a eu l’impression d’être un peu plus dans la Chine du quotidien. Cela nous a fait beaucoup de bien !

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#jerevis

Le temple des Lamas nous a également ravi par ses couleurs et son énorme Bouddha debout atteignant une hauteur de douze mètres (vous n’aurez pas de photo…, on n’a pas voulu le fâcher).

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Le temple des Lamas ! En voilà un peu d’authenticité 🙂

C’était notre premier temple bouddhiste et voir les gens venir prier et faire des offrandes nous a fasciné. Ce fut un moment apaisant dans la chaleur et la frénésie pékinoise.

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Notre premier temple bouddhiste. Un coup de cœur !

Comme à Harbin, on a apprécié le contact avec les Chinois et ce malgré la barrière de la langue ; car même à la capitale personne ne parle vraiment anglais. Le quartier de notre hôtel nous a vraiment plu, car on a pu y observer les gens vivre. En revanche, les principaux monuments touristiques nous ont surpris voire déçus.

Au final, Pékin, sous un soleil de plomb, n’a pas été un notre coup de cœur mais nous sommes contents d’y être allés, d’autant que contrairement au reste de la Chine, l’offre en nourriture étrangère nous a permis de varier les plaisirs.

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A Pékin, le canard n’est pas à la fête, canard laqué oblige…

Il se peut qu’on soit amenés à le répéter mais en Chine, l’enfer c’est la bouffe (tout du moins pour nous deux..).

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Oui, j’ai craqué pour une Poutine à Pékin…

 

EBM

3 commentaires sur « EPISODE 3 : LES 5 JOURS DE PÉKIN… »

  1. Super témoignage. Je retiendrai particulierement le debut et la fin… de la reconnaissance faciale du PQ à la poutine…. un vrai plaisir de vous lire les amis!

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