EPISODE 4 : AUCKLAND ET HOBBITON, UN PETIT AIR DE DECEPTION

Du 23 au 26 novembre 2018.

Auckland, c’est couci-couça.

Après Brisbane, Sydney et Wellington, Auckland est notre quatrième grande ville d’Océanie. Et pour être honnêtes, elle nous a semblé avoir du mal à tenir la comparaison avec ses homologues. Deviendrait-on exigeants ?

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Noël en été, ce n’est pas la même chose !

Notre arrivée, dans le trafic d’Auckland, se fait sous haute tension, du moins pour moi. En tant que copilote, j’ai du mal à m’y retrouver dans le labyrinthe de routes. Un habitué du « périf » parisien le ferait les doigts dans le nez, mais comparé à la campagne néo-zélandaise, la circulation nous paraît très dense. On arrive quand même à l’agence de location qui réceptionne la voiture sans aucune vérification, en mode « décontracte ». Un petit UBER plus tard et nous voici dans notre auberge d’Auckland. A la réception, je m’assure qu’ils ont bien réservé une chambre supplémentaire, car demain un personnage de haut rang nous arrive. Nous attendons notre amie Fanny, qui a l’heure où nous arrivons à Auckland, a déjà entamé le long, très long voyage pour nous rejoindre de France !!!

Une fois installés dans notre chambre lumineuse, nous partons à la découverte de la plus grande ville de Nouvelle-Zélande. La colonne vertébrale de la ville est la très longue Queen Street. Nous y descendons dans l’espoir de profiter de la mer. Et oui, Auckland est aussi une ville portuaire ! Queen Street, comme son homonyme de Sydney, est pleine de magasins (dont de nombreux magasins de souvenirs) et de gens affairés.

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La marina mais sans opéra !

Mais ici, peu de beaux bâtiments de style victorien, le pays est plus jeune ; l’architecture de la ville n’a pas le cachet de l’ancien. Et puis, il faut dire que la jeunesse de l’Océanie nous permet de réaliser à quel point notre goût est porté sur l’Europe et son histoire. Bien que nous aimions beaucoup la Nouvelle-Zélande, sa jeunesse nous décontenance un peu.

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On attend Fanny comme on peut !

On traverse la ville un peu indifférents, on n’aime pas mais on ne déteste pas non plus. Il y a des endroits comme ça, le charme n’opère pas toujours. Malheureusement la marina ne change pas notre impression. Rien à voir avec Sydney, ici la rencontre avec l’eau n’est pas mise en valeur et les terrasses pour boire un petit verre nous semblent bien trop chics pour nos porte-monnaies et nos habits qui étaient bien plus adaptés à une ville comme Wellington !

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Vous comprenez pourquoi on évite les endroits chics ? #quandtonlingeneveutpassecher

Mais rassurez-vous, le moment nous est quand même agréable, car en Océanie, même dans les endroits sans charme, décontraction et douceur de vivre sont les maîtres mots.

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La marina et ses beaux yachts !

Le temps d’acheter des provisions et nous voilà rentrés dans l’auberge. Une partie de l’étage est occupée par des ouvriers qui travaillent non loin, ça change des ambiances habituelles dans les auberges de jeunesse.

La grande arrivée !

Au moment de nous coucher, Fanny entamait son dernier vol depuis Bali. Au petit matin, je descends à l’accueil et la trouve pinpante comme toujours ! On passe la matinée à bavarder et à préparer la suite. Fanny reste avec nous presque trois semaines et après moultes discussions et un choix cornélien pour Fanny, nous avions déjà décidé de faire un périple dans l’île Sud. Faire les deux îles en trois semaines nous paraissait trop ambitieux. Après l’expérience australienne, François et moi ne voulions pas passer notre temps sur la route.

L’après-midi Fanny, qui, quand même vient de traverser la planète, sombre dans un sommeil réparateur et nous partons faire quelques courses ; gros programme en somme !

Le meilleur d’Auckland !

Le lendemain, les festivités en compagnie de Fanny sont officiellement lancées. On refait notre parcours d’il y a deux jours pour montrer le centre à Fanny et nous partons en vadrouille jusqu’au somment du Mont Eden. Auckland est construite sur 50 volcans, le Mont Eden par exemple est le cratère d’un de ces vieux volcans qui heureusement sont tous plus ou moins à la retraite aujourd’hui.

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Le Mont Eden, il n’a pas l’air bien méchant ce volcan !

L’endroit offre une belle vue sur la ville, dont le fameux Eden Park pour les amateurs de rugby.

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Eden Park ! Les amoureux du rugby savent de quoi je parle !

Si belle, qu’une touriste indienne n’hésite pas à faire poser son petit garçon en équilibre au bord du vide en le tenant d’une seule main. Une belle photo vaut elle la vie de son enfant ? Je lance le débat ! Nous finissons notre déambulation par le parc Auckland Domaine, qui abrite le musée de la guerre. A défaut de visiter le musée, nous nous asseyons sur le fronton pour y goûter la douceur du printemps.

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Le musée de la guerre !

La soirée (enfin il est 17 heures), commence comme il se doit avec une petite bière dans une toute petite rue piétonne, la Vulcane Lane !

Fanny nous concocte un petit repas à l’auberge. On ne fait pas de vieux os, demain est un grand jour : on va voir Frodon et les siens…

Au final, cette petite halte à Auckland fut plus agréable du fait de l’arrivée de Fanny que de celui de la ville. La magie n’a pas vraiment opéré.

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Les hobbits, un plaisir minuté.

Pour nous rendre chez les fameux hobbits, nous avons pris un tour qui nous emmène sur le lieu, gère les tickets et nous ramène. Pour nous qui n’allions pas dans l’île Nord dans les jours à venir ,c’était plus pratique et moins fatiguant que de louer une voiture pour une journée.

Notre conducteur est, sans surprise, super gentil. Il nous accueille en nous demandant d’où nous venons et ne peut s’empêcher de s’exclamer « Perouuuuuu » les yeux écarquillés quand un de nos camarades de route lui explique venir du pays des Incas. Vue sa réaction, ça a l’air d’être une destination très très exotique pour les Kiwis.

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C’est parti pour la visite de Hobbiton !

Pendant le trajet de deux heures (tout de même !), notre chauffeur nous parle de son pays. Il nous explique que le pays s’apprête à dépasser les cinq millions d’habitants. Ça a l’air de faire beaucoup pour lui, mais moi qui suis encore toute remuée de mon passage en Chine, je nuance intérieurement son impression.

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Sur la route d’Hobbiton !

Arrivés dans la petite ville de Matamata, le temps est à la bruine. Le chauffeur nous dépose, non sans nous avoir expliqué où se trouvaient les différents restaurants. Inutile pour nous car nous avons prévu notre éternel et inamovible sandwich tomate/avocat/thon. Ce pique-nique sous la pluie nous aidant à nous mettre dans la peau de Frodon qui rappelons le, n’a pas connu que des moments faciles dans sa vie. Après une heure de pause déj,  nous remontons dans le van : Frodon, on arrive !!!!!!!

Les alentours du site sont magnifiques : verts, vallonnés, plein de moutons, c’est déjà ça.

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Lorsque nous arrivons sur le parking, ça se complique. C’est bondé ! L’organisation à l’air quasi-militaire. Plusieurs rangées sont prévues, une pour chaque créneau horaire, soit toutes les dix minutes. Une des files est réservée aux Chinois, écrite en chinois ! François et moi, ne sommes toujours pas remis du traumatisme qu’a été pour nous le tourisme à la chinoise. Cette file réservée ne nous semble pas de bonne augure.

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Un vrai décor enchanteur malgré le mauvais temps qui s’annonce…

A la minute prêt, nous montons dans un bus. Un petit film de bienvenue se met aussitôt en route, Peter Jackson et le propriétaire de la ferme nous remercient de notre venue.  Tu m’étonnes ! Le film se termine à l’instant exacte où nous nous arrêtons sur le parking. Ça sent l’affaire bien rodée tout ça !

C’est sous la houlette d’un surveillant guide que nous entamons la visite. L’endroit est vraiment esthétique, il faut bien le reconnaître. Seulement, même si nous essayons de traîner un peu, le guide nous impose un rythme un peu trop rapide à mon goût.

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Un village un peu petit pour François…

Peu de temps pour prendre des photos et ne songez pas à vous asseoir pour flâner dans ce petit village enchanté, c’est interdit !

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En attendant Frodon !

En plus, pas de chance, au milieu de la visite une averse nous oblige à accélérer le pas. Nous nous réfugions dans le pub des Hobbits, où comme prévu, un verre nous est offert. Pas question de retourner sur nos pas, l’usine fonctionne à pleins tubes, les allées sont bondées des groupes suivants et de toute façon nous sommes sous la haute surveillance du guide, qui, très vite, nous escorte au bus pour le retour.

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Après l’averse, le réconfort.

Et voilà, terminé ! Même si nous avons passé un bon moment, je ne vous cache pas avoir ressenti une petite impression d’avoir été le mouton de la farce (version néo-zélandaise de la célèbre expression) !

Mais bon, avec Fanny, cette visite nous a replongées dans nos jeunes années et ça, ça n’a pas de prix !

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Il est où Frodon ?

Alors Hobbits or not Hobbits ?

Avant de venir en Nouvelle-Zélande, la question de savoir si une visite de courtoisie au pays des Hobbits était indispensable, s’est posée. Au début, cela me paraissait évident, moi qui adore la trilogie du Seigneur des Anneaux et qui l’ai vue tant de fois, comment pourrais-je passer à côté ?

Et puis, le temps passant, les commentaires divers sur l’activité ont commencé à me faire douter. C’est vrai que l’entrée est chère (plus de 50 euros par personne tout de même) et qu’elle semble très, très commerciale. Mais comme Fanny venait et qu’on a découvert le Seigneur des Anneaux ensemble pendant nos années « lycée », on s’est dit pourquoi pas, soyons fous !

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Avec le recul, pour être franche, si c’était à refaire, je ne pense pas que j’irais à Hobbiton. Le prix de l’entrée et le déroulement de la visite contribuent à en diminuer fortement le charme.

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Mon verdict : Si vous êtes un inconditionnel, un vrai, un pure, du genre à regarder  les trois films tous les six mois, alors cet endroit peut être pour vous. Si vous n’êtes pas un obsédé des hobbits et que vous vous posez la question d’aller à Hobbiton, peut-être avez-vous déjà la réponse ? Pas d’inquiétude, si vous arrivez à ne pas céder aux sirènes du marketing de la franchise du Lord of the Ring, le pays est truffé de lieux de tournage du film, magnifiques, grandioses et gratuits… Et en plus, vous y resterez le temps que vous voulez.  A vous de voir…

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François n’a vraiment pas la bonne taille pour être un Hobbit…

EBM

 

 

 

Un commentaire sur « EPISODE 4 : AUCKLAND ET HOBBITON, UN PETIT AIR DE DECEPTION »

  1. Je pars bientôt en Nouvelle-Zélande et ce n’est pas le premier commentaire à aller dans ce sens concernant Hobbiton! Un énorme merci pour la transparence car sans savoir, c’est vrai que ça ressemble à un incontournable à faire, alors que comme dit dans l’article il y a toujours d’autres lieux de tournages à voir qui sont eux gratuits!
    Et j’ai la même impression concernant Auckland, je n’y suis pas encore allée mais j’ai déjà choisi d’atterrir à Wellington et non Auckland justement car la ville ne m’attire pas vraiment, je n’ai pas envie d’être « déçue » dès mon arrivée alors que ce pays semble si magnifique!

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